PROBATOR · Pilier II
Ce qui témoigne
— les minutes
Chaque acte de Φ s'inscrit dans un historique chaîné — ordonné, strictement croissant, infalsifiable. La boîte noire : chaque entrée scellée à la précédente, si bien que modifier le passé romprait la chaîne, et la rupture se verrait.
Chaque entrée porte l'empreinte de la précédente. La chaîne se vérifie d'un bout à l'autre : une seule altération, n'importe où dans l'histoire, brise la continuité — et devient impossible à dissimuler.
Trois propriétés font du journal un témoin que personne n'a besoin de croire sur parole.
Chaînage
Chaque acte intègre l'empreinte du précédent. L'historique est ordonné et strictement croissant : on ne peut ni insérer, ni retirer, ni réécrire sans que la chaîne le révèle.
Boîte noire
Le journal enregistre, il ne se négocie pas. Aucune entrée ne peut être modifiée après coup. Il consigne les faits, scellés, dans l'ordre où ils se sont produits.
Rejouable
Des années après, un expert rejoue la chaîne avec une bibliothèque standard et constate son intégrité — sans contacter Φ, sans tiers, même si l'app a disparu.
Le notaire tenait deux choses : un sceau, et des minutes — les actes originaux, conservés dans l'ordre, dont nul ne peut altérer un mot. Le sceau, c'est la fonction G. Les minutes, c'est le journal chaîné — sauf qu'ici elles ne sont confiées à personne : elles sont embarquées dans le procédé lui-même, et restent vérifiables par tous.
C'est ce qui permet de dire, des années plus tard et devant un juge, non seulement « cet acte a eu lieu », mais « il a eu lieu à cette place exacte dans une suite qu'on ne peut pas avoir falsifiée ».
La boîte noire — le journal exporté
Le troisième pilier
Ce que le journal consigne, l'enclave le soustrait à tout regard : déchiffré dans le silicium, jamais sur un serveur.
L'enclave silicium →