Le détail pas à pas du protocole entre deux dispositifs Φ — de l'envoi chiffré jusqu'au certificat opposable, en passant par la lecture mesurée et la signature triade.
Chaque acte est inscrit simultanément dans deux journaux indépendants — celui d'Alice et celui de Bob. Aucune des deux parties ne peut réécrire l'histoire.
Le protocole se déroule en quatre échanges — chacun inscrit simultanément dans les deux journaux. Les hashs sont identiques des deux côtés : c'est la preuve que les deux parties ont bien vécu le même événement, au même instant.
La signature finale (ACK_SIGN / DOC_SIGN) produit la même valeur G dans les deux enclaves. Toute divergence entre les journaux d'Alice et de Bob rend le certificat impossible à délivrer.
Le document voyage chiffré. Ni le serveur de messagerie, ni WhatsApp, ni AirDrop, ni aucun intermédiaire ne peut en lire le contenu. Le déchiffrement n'a lieu que dans l'enclave de Bob.
Alice chiffre le document sur son dispositif avant envoi. L'enveloppe chiffrée transite par n'importe quel canal — messagerie, mail, AirDrop, SMS. Le canal ne sait pas ce qu'il transporte.
Bob reçoit l'enveloppe. Son dispositif Φ la déchiffre dans l'enclave matérielle — jamais sur un serveur, jamais en clair sur le réseau. La décision de déchiffrement appartient au silicium de Bob, pas au serveur de messagerie.
C'est la différence fondamentale avec le chiffrement de bout-en-bout des messageries. Proton, Signal, WhatsApp chiffrent le transport — mais l'éditeur peut déchiffrer sur ses serveurs. Φ ne peut pas : le déchiffrement a lieu dans l'enclave du destinataire, hors d'atteinte de tout serveur.
Avant de signer, Bob lit le document. La durée de lecture est mesurée par un compteur matériel, inscrite dans le journal de Bob, confirmée au journal d'Alice. C'est la première preuve que le signataire a eu connaissance du document.
Même les Conditions Générales d'Utilisation de Φ lui-même sont lues sous minutage — première démonstration du procédé dès l'installation.
Avant toute délivrance du certificat, un vérificateur déterministe analyse la cohérence entre quatre sources indépendantes. Aucune intervention discrétionnaire. Si les journaux divergent — aucun certificat.
Le vérificateur analyse quatre sources strictement indépendantes : le journal d'Alice, le journal de Bob, les traces du canal de communication, et le compteur matériel τ — ancré dans le silicium des deux dispositifs.
Si les hashs des journaux concordent, si les horodatages sont cohérents, si les entrées sont dans le bon ordre irréversible — le certificat est délivré simultanément des deux côtés. Sinon, aucun certificat n'est émis, d'aucun côté. Il n'existe pas de certificat partiel.
Antidatage. Le compteur matériel strictement croissant rend impossible l'insertion d'une entrée avec une date antérieure. Une entrée antidatée produit un compteur incohérent — le vérificateur rejette.
Réécriture du journal. Chaque entrée est chaînée à la précédente par un hash. Modifier une entrée casse toute la chaîne — divergence immédiate avec le journal de l'autre partie.
Contestation unilatérale. Bob ne peut pas prétendre ne pas avoir signé si son journal porte DOC_SIGN avec le même hash qu'Alice. Alice ne peut pas prétendre n'avoir jamais envoyé si son journal porte DOC_SENT avec le même hash que le journal de Bob.
Le juge n'arbitre pas entre deux versions.
Il lit un seul certificat — la même preuve dans les deux journaux.
La preuve n'est pas produite — elle est constatée.
Par un vérificateur que personne ne contrôle.
Procédé objet du brevet divisionnaire — revendications R1 (analyse déterministe de cohérence) et R1bis (attestation dérivée à divulgation nulle de connaissance).
À l'issue du protocole, Alice et Bob détiennent chacun leur certificat Φ. Les deux sont identiques dans leur structure, symétriques dans leurs preuves, et se contredisent mutuellement s'ils sont altérés.
Le hash a4f2… apparaît dans les deux certificats. C'est la même valeur G, calculée dans deux enclaves distinctes, sur la base des mêmes intrants. Toute tentative d'altération d'un certificat produit un hash divergent — et la preuve s'effondre d'elle-même, sans qu'un tiers ait besoin d'arbitrer.
La contestation unilatérale est structurellement impossible.
Les deux journaux se contredisent mutuellement.
Propriété objet du brevet FR 2605317 — symétrie probatoire et impossibilité de contestation unilatérale.